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Nature et Santé -
29/12/2020

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Auto-écoles : manifestations contre "l'uberisation de la profession"

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 A LA UNE A LA UNE Auto-écoles : manifestations contre "l'uberisation de la profession"


Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes... Les patrons d'auto-écoles manifestent mardi 18 avril contre la dématérialisation de l'inscription au permis de conduire, symbole d'une "uberisation" en marche de leur profession.

Des opérations escargots sont prévues mardi matin dans plusieurs grandes villes du pays. En février 2016, les deux principaux syndicats de la profession (CNPA et Unidec) avaient mobilisé plusieurs centaines de patrons d'auto-écoles dans une opération similaire. Ils demandaient alors le report de la nouvelle épreuve du code de la route. Plus de 300 véhicules avaient défilé dans la capitale et plusieurs centaines dans d'autres villes de France, perturbant largement la circulation.

Pour le président du syndicat CNPA-Education routière, Patrice Bessone, cette possibilité d'inscription à distance, "c'est la ligne rouge". Elle se fait habituellement en préfecture. Mais "avec le plan Préfectures Nouvelle Génération qui prévoit des fermetures de guichets, on va permettre aux personnes de le faire à distance, ou via les plateformes internet qui vont en faire un business", explique le dirigeant du premier syndicat d'auto-écoles.

LES JEUNES SUBIRONT UNE DOUBLE PEINE

"C'est la porte ouverte aux plateformes digitales employant des 'moniteurs indépendants illégaux' avec sa généralisation de travail dissimulé (non-paiement des charges sociales, TVA, etc...)", abonde l'Unidec, deuxième organisation représentative qui dénonce une "uberisation de (la) profession au travers d'une dématérialisation des dossiers d'inscription non contrôlée et ouverte à tout va".

"On perd la solennité de la démarche et on va généraliser un enseignement à bas coût", dont la qualité pédagogique n'est pas toujours avérée, estime Patrice Bessone. "Les jeunes subiront une double peine : ça leur coûtera au final plus cher financièrement (s'ils doivent passer plusieurs fois l'examen, ndlr) et aussi en termes d'accidentalité puisqu'ils n'auront pas un socle d'éducation routière solide".
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